Vivre son deuil

Les billets d’humeur ne sont vraiment pas ma spécialité mais depuis un moment j’ai l’envie de partager avec vous quelque chose de très personnel, de partager avec vous une blessure dont je vous parle à demi-mots sur le blog depuis sa création : le deuil.

Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez peut-être que j’ai ouvert ce blog car j’étais à la recherche d’une échappatoire après la perte d’un être cher. Le nom « La nana au collier rouge » est d’ailleurs un hommage à cette personne.

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J’ai toujours cru que les 7 étapes du deuil étaient un truc que les psys racontaient à leurs patients afin de les aider à voir qu’il y a une fin à toute la douleur et tout le chaos qu’entraîne la mort mais j’ai été forcé de constater que je suis moi-même passée par chacune de ses étapes. Certaines ont été plus longues que d’autres. Le choc a été très violent mais assez court. Le déni quant à lui a été assez long, une fois le choc passé je suis rentrée dans un mode zombie-robot, car il y avait tellement de formalités à régler. Ce n’est qu’environ un mois après que j’ai été submergé par une très courte vague de colère qui a laissé place à une tristesse infinie. L’acceptation elle a bien mis une année avant de montrer le bout de son nez et après deux ans ne s’est toujours pas totalement installée avec son amie reconstruction.

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Il y a des parents qu’on aime parce qu’ils ont toujours été là pour nous, parce qu’ils sont uniques. Je l’aimais pour ça, mais aussi pour sa force, son courage et son esprit. Dans une autre vie on aurait pu être meilleures amies. Alors comment se remettre d’une telle perte ? Je ne suis malheureusement pas là pour vous donner une formule magique qui effacerait toute cette douleur, j’aimerais juste vous faire part des choses que j’ai pu tirer de mon expérience.

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Accepter que la vie ne sera plus jamais comme avant. Perdre quelqu’un casse quelque chose en nous qui ne sera jamais totalement réparé, donc vouloir retourner à sa vie comme si ne rien ne s’était passé ne sert à rien. Il y aura dorénavant certains jours plus difficiles que d’autres, certaines dates qui feront mal. Il y aura pour toujours des choses qui avant étaient belles et qui maintenant ont un goût amer. Même maintenant, deux ans après, il m’arrive de me réveiller en sanglot parce que j’ai rêvé d’elle et qu’une fois le rêve terminé j’ai été frappé par la réalité.

S’entourer de personnes qui comprennent ce que vous vivez. Après sa mort, j’ai été très entouré du reste de ma famille, de mon petit ami et d’amis qui ont tous fait de leur mieux pour être là pour moi et je les remercie infiniment. Il y a deux amies en particulier qui m’ont aidé pendant cette période car elles aussi avaient perdu quelqu’un d’irremplaçable à leurs yeux, ces personnes-là comprennent toute la complexité du bouillon de sentiments qui se produit en vous, ces personnes-là n’ont pas besoin de vous parler : un simple regard suffit à savoir qu’elles savent ce que vous traversez et c’est un immense soulagement de sortir de votre solitude.

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Arrêter de s’autoflageller. Pendant la phase de colère j’en voulais au monde entier mais surtout à moi-même. Les « et si » me trottaient en permanence dans la tête. Il y a la première fois qu’on rit de nouveau de bon cœur, on se sent si coupable de rire alors qu’elle n’est plus là. Comme si si on se faisait la promesse de ne plus jamais rire, cette personne allait revenir.

Ne pas oublier cette personne. Malgré les larmes qui me montent aux yeux quand je prononce son nom, laisser son souvenir partir dans l’oubli serait certainement la pire des offenses que je pourrais lui faire. Environ un an après sa mort, quand les dernières traces de son odeur avaient disparues, j’ai décidé de ne plus laisser disparaitre aucune partie d’elle. J’ai donc acheté un petit bocal et à chaque fois qu’un souvenir ou qu’une recette me revient, je l’inscris sur un petit bout de papier et le glisse dans ce bocal à souvenir. Ainsi, quand ma sœur sera grande, on pourra sortir des petits papiers de ce bocal et je pourrai tout lui raconter. J’ai l’espoir d’un jour pouvoir parler d’elle et de tout ce qu’elle m’a inculqué avec un pincement au cœur mais le sourire aux lèvres.

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Je pense que le plus important dans tout cela ce n’est pas la façon dont on fait son deuil. On a tous besoin de plus ou moins de temps. Certaines phases sont plus longues que d’autres. Le plus important c’est de le faire, de ne pas enfermer tous ces sentiments dans une petite boite et d’espérer qu’elle va disparaître.

La perdre a été l’épreuve la plus difficile de ma vie et j’en suis ressortie plus forte. Plus forte car cela m’a appris que la vie est courte, elle peut s’arrêter à n’importe quel moment et que même quand on vit jusqu’à 94 ans on a un goût de trop peu. Cela m’a appris à saisir la vie et toutes les opportunités qu’elle propose à deux mains. Cela m’a aussi rappelé de dire aux gens important dans ma vie que je les aime, à passer plus de temps à faire des choses que j’aime et ne pas perdre mon temps avec des choses ou des gens inutiles. D’une manière, cela m’a permis d’être reconnaissante pour toutes les personnes que j’ai dans ma vie, notamment ma sœur et mon frère, alors qu’avant cela me paraissait « normal ».

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Je ne souhaite à personne de perdre un être aimé mais si vous en êtes dans votre vie là où j’étais il y un an, je peux vous dire que la douleur finit par être supportable et l’absence moins étouffante.

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Commentaires

  • Djahann

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    J’aurais pu écrire cet article. La première fois que j’ai perdu un être cher, je ne savais pas comment surmonter le chagrin ni comment vivre tout ça. Au départ, j’ai fait comme si de rien n’était, vivant seule mon chagrin insurmontable sans en parler à personne. Mais j’ai vite vu que ça ne se ferait pas tout seul, et j’ai commencé à vivre chacune des étapes. ça a été très long, mais indispensable. Tu parles très bien de tout ça.

    • anais

      Écrit le 12 novembre 2015

      Répondre

      Pour ma part ce n’est pas la première fois, mais ça a été de loin la perte la plus violente, la plus difficile à digérer. Merci pour ton commentaire <3

  • Anay

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    Ça fera bientôt un ans que j’ai perdue mon enfant qui était en parfaite santé suite a un accouchement dramatique…. des erreurs médicales qui ont met fin a tant de rêves… a tant d’espoir… mon bébé n’as vécu que quelques temps après son accouchement… pour moi j’ai frôlé la mort après une hémorragies massive grave…. j’ai survécu mais j’ai beaucoup mal…. je n’arrive pas a avancer, j’ai toujours ces images dans ma tête et qui me coupent le souffle toujours… je souffre encore et encore plus… mon bébé me manque de jour en jour plus… le 23 Novembre est le jour de son anniversaire… mon ange avait le droit a un gâteau d’anniversaire et une bougie

    • anais

      Écrit le 12 novembre 2015

      Répondre

      Je pense que la perte d’un enfant est la pire des pertes qui puisse arriver à quelqu’un. Je vous souhaite beaucoup de courage et j’aurais une petite pensée pour vous le 23.

  • Délia

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    Moi aussi j’ai perdu une personne proche de moi l’an passé fin novembre. Je m’en suis voulue pour beaucoup de choses dans un premier temps, d’autant que je ne la voyais pas assez (les regrets sont vraiment affreux). Mais je ne suis pas passée par l’étape du déni.
    Pas possible de nier sa disparition en l’ayant retrouvée chez elle, le choc a tout gobé sur son passage. J’ai été très traumatisée, et j’ai aussi beaucoup imaginé le « et si » on avait été là à ce moment là? Sans parler des cauchemars, des instants qui défilent en boucle dès que j’avais un instant seule …
    Je n’ai de cesse de penser à elle, pourtant, un an sera déjà passé le 27 novembre, et l’échine frissonne quand on me parle de cette journée d’un glauque sans nom.
    Pourtant, quand j’oublie cette date, je pense à elle, sereine, dans ses meilleurs jours, dans nos moments précieux, dans ses sourires, à l’odeur de ses cheveux, à des détails amusants.
    Le deuil est un processus très personnel, difficile de savoir combien de temps pour s’en « remettre ». Je le vois bien dans ma famille, trop de critères rentrent en jeu (attachement, sensibilité, sentiment de culpabilité, capacité à laisser le passé derrière soi).
    Alors l’important, c’est de garder le meilleur au fond de son coeur, et continuer à vivre fort, et beau, pour profiter de ceux qui sont là, et pour lesquels je ne veux pas avoir de regrets si d’aventure la vie s’arrêtait trop tôt.
    Courage à toi, tu as déjà parcouru tant de chemin!!

    • anais

      Écrit le 12 novembre 2015

      Répondre

      Les dates sont toujours les pires. Il y a mon anniversaire surtout les mâtinés où j’attends, je regarde mon téléphone en espérant encore quelque part qu’elle m’appelle. Il y a le jour même de sa mort, un choc si violent ça colle à la peau et puis il y a Noël qui n’a juste plus la même saveur qu’avant. Mais petit pas à petit pas on se reconstruit.

      Merci pour ton commentaire <3

  • Anaïs - MBB

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    Ton article me bouleverse… Je t’admire de réussir à mettre des mots aussi justes sur une période aussi complexe. Pour moi ça fait 3 ans et l’absence est toujours aussi douloureuse, je me demande si un jour j’arrivera ne serait-ce qu’à réaliser que tout ça n’est pas juste un mauvaise rêve. Il parait qu’avec le temps, on arrive à sourire en se remémorant les bons moments passés, je n’en suis clairement pas encore là malgré les années qui passent…

    Courage à toi <3

    • anais

      Écrit le 12 novembre 2015

      Répondre

      Le temps oui, on lui attribut beaucoup de mérites mais on avance chacun à son rythme. Quand je parle d’elle a ma soeur je reste forte, je souris même et puis je vais pleurer dans une autre pièce. J’espère un jour arriver à juste sourire.

      Merci pour ton commentaire <3

  • EzEvEl

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    Hello,

    Cela fait, ça fait déjà 3 ans 1/2 que ma mère est morte, dans 17 jours c’est « l’anniversaire » de la crise d’épilepsie qui a marqué le début de la fin.
    La plaie n’est toujours pas refermée, j’ai encore son pyjama dans mon armoire pour quand elle venait dormir à la maison, je n’arrive toujours pas à m’en débarrasser …

    Isabelle C

    • anais

      Écrit le 12 novembre 2015

      Répondre

      Rien ne vous oblige à vous en débarrasser. Il n’y a pas de règle dans le deuil. Garder les choses intactes empêche d’avancer mais garder l’une ou l’autre pièce qui nous tiens à coeur c’est essentielle. Pour ma part il y a un t-shirt avec un lapin dessus que je lui volais en pyjama et puis une petite bague qu’elle avait eu de son père pour ses 18 ans.

      Merci pour votre commentaire <3

      • EzEvEl

        Écrit le 13 novembre 2015

        Répondre

        En fait le pyjama ça me semble complètement bête, mais je ne me forcerai pas à la jeter si je ne suis pas décidée, j’ai par contre sa pince à cheveux que j’utilise souvent, et 2 de ces sacs à main (que je n’utilise pas mais que je garde)
        C’est « marrant » comme au final on se raccroche à des objets

        Bonne journée

  • Lorelei

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    très bel article qui me touche beaucoup…
    je n’ai pas encore dû faire l’expérience d’un deuil, j’ai encore mes 4 grands parents, mes parents….
    et je sais très bien que ça arrivera et ça m’effraie vraiment

    bisous

  • Karine

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    Ton article me parle beaucoup, j’ai perdu mon grand pere adoré il y a un mois. Et tout s’est passé très vite, un mois avant il allait tres bien, et il n’était pas si vieux (79ans) où tu peux dire que l’age est l’excuse. C’est très difficile.

    J’ai aussi regardé ces etapes du deuil, je dois être a moitié dans le deni (quand je vais rentrer dans quelques mois, il sera encore là c’est juste un tres mauvais cauchemar) et la colere, moi aussi avec des « et si? ». Tout comme toi, on se sent coupable la premiere fois on l’on se marre. Mais je sais aussi qu’il voulait pas qu’on soit triste, il nous l’a dit, il faisait des blagues et des jeux de mots jusque la veille de sa mort.

    J’aime beaucoup ton idée du bocal, je vais probablement te piquer l’idée. J’ai trop peur d’oublier ses bons mots, ses expressions favorites, les anneries qu’il aimait bien raconter pour amuser ses petits enfants, les souvenirs que j’ai avec lui.

    Merci pour cet article.
    Karine

    • anais

      Écrit le 12 novembre 2015

      Répondre

      Tu peux avec grand plaisir voler l’idée du bocal 😀 je pense que ça pourra t’apporter un peu de réconfort pour plus tard.

      Merci pour ton commentaire <3

  • Veronique

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    En plein cœur … Je découvre ton site grâce à hellocoton, et tes mots font écho au même chagrin. Mon père est parti il y a un an et demi, et depuis on apprend à vivre sans lui et c’est compliqué. La vie continue, mais il y a souvent des bouffées de souvenirs qui serrent la gorge et font monter les larmes aux yeux.

    Je ne cherche pas à faire partir le chagrin, juste à l’amadouer et apprendre à vivre avec. Et puis à continuer la route, pour mon mari, pour mon fils et transmettre cette joie qu’il avait en lui et qu’il savait si bien nous donner.

    C’est rassurant que l’on passe tous par les mêmes étapes, et je te pique l’idée de la boite à souvenir pour transmettre un peu de lui à mon fils.

    Merci de ces mots …

    • anais

      Écrit le 12 novembre 2015

      Répondre

      Je ne connais que trop bien ces souvenirs qui serrent la gorge. Encore la semaine dernière j’étais au supermarché et il a fallu qu’ils passent notre chanson.

      Merci pour ton commentaire <3

  • Tribulations d'une quinqua

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    Oui, la douleur devient supportable, mais les larmes coulent encore quand on dit son prénom, quand quelqu’un parle d’elle ou bien quand je t’écris juste là en ce moment.
    Merci pour ce joli billet et bon courage pour la suite, la vie est belle et il faut en profiter.

  • Angèle

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    Magnifique article… J’ai perdu énormément de monde déjà, l’inconvénient des très grandes familles… J’aurai aimé pour certains avoir l’idée du bocal qui me permettrait peut-être aujourd’hui de mieux me rappeler toutes ces personnes qui manquent…

    • anais

      Écrit le 13 novembre 2015

      Répondre

      Merci pour ton commentaire <3

      J'ai perdu des gens avant aussi, des amis, de la famille mais quand on perd une personne avec qui on avait un lien spécial c'est différent.

      Il n'est pas trop tard pour le bocal, même si certains souvenirs se sont déjà estompés.

  • Laura

    Écrit le 12 novembre 2015

    Répondre

    Merci de partager ton expérience. Je n’ai jamais vécu la perte d’un etre qui a boulversé ma vie comme ça à pu être le cas pour toi. Ton témoignage est touchant et plein d’espoir. Bonne continuation.

  • My Chocolate Happiness

    Écrit le 13 novembre 2015

    Répondre

    J’ai également perdu quelqu’un qui m’était très chère et je me retrouve dans une grande partie de ce que tu racontes bien que je vois qu’on a tous une manière différente de réagir sur certains points. La partie souvenir est celle qui m’a touché le plus. Après sa mort, j’ai commencé à avoir peur d’oublier et de ne plus avoir de souvenirs précis qui me permettent de revivre des moments passées ensemble. L’idée du pot à souvenirest une chouette idée que je devrais aussi mettre en place.
    Alors merci pour cette idée qui met du baume au coeur et courage à toi.
    S.V.

    • anais

      Écrit le 13 novembre 2015

      Répondre

      Merci pour ton commentaire <3

      Clairement on a tous une manière différente de réagir et de vivre une perte. Il y a pas de règles dans ce genre de choses. J'avais juste envie de partager mon vécu avec vous et j'espérais pouvoir aider certaines personnes à se sentir moins seules.

      J'espère que le pot à souvenir te plaira.

  • MyBerryStyle

    Écrit le 17 novembre 2015

    Répondre

    Ton article m’a vraiment touché. Tu te bas, même si c’est très difficile et franchement je t’admire vraiment pour ça. Je n’ai jamais vécu cela, je ne peux que imaginer mais en tout cas je te souhaite beaucoup de courage, continue de vivre pour cette personne et de rester positive au maximum.
    Bisous ♥

    • anais

      Écrit le 14 janvier 2016

      Répondre

      Cela a été très difficile, certainement l’article que j’ai eu le plus de mal à écrire.

      Merci pour ton message <3

  • petitratandco

    Écrit le 23 novembre 2015

    Répondre

    Ton article est très touchant, je m’y reconnais dans chaque lignes, parce que malheureusement j’ai aussi perdu les personnes auxquelles je tenais le plus. Je ne les reverrai plus jamais, je n’apprendrai jamais à les connaître hors de ce qu’on me racontent d’elles, je ne saurais jamais qui elles étaient, ce qu’elles aimaient, ce qui les faisait vibrer, les joies qu’elles ont connues, les peines qu’elles ont traversées. Quand je pense à elles je ressens un vide, et me dire qu’elles me manqueront toute ma vie… Même si j’ai fais mon deuil, cela me rend encore très triste.
    Mais c’est la vie, faut vivre malgré tout, leur montrer qu’on est fort, et qu’on les aura toujours vivantes dans nos cœurs quoi qu’il arrive. Et laisser le temps cicatriser les blessures.
    Courage à toi et à tout ceux que le deuil rend malheureux !

    • anais

      Écrit le 14 janvier 2016

      Répondre

      Il y a toujours encore ce vide et je pense qu’il m’accompagnera toute ma vie. Quand une personne a marqué notre vie cela ne peut pas être autrement.

      Merci pour ton commentaire <3

  • Milune

    Écrit le 14 décembre 2015

    Répondre

    Ton article m’a fait pleurer comme jamais.
    J’ai perdu l’homme que j’aimais il y a neuf an.
    Pendant un an je ne supportais pas que le vie continue. J’aurais voulu que la terre entière soit en deuil, j’aurais voulu que les toutes les personnes que je croisaient dans la rue pleurent de sa disparition alors qu’elle ne le connaissais pas. Je ne supportais pas de voir un sourie ou un rire.
    Puis au bout d’un an environs j’ai décidé qu’il fallait que je reprenne ma vie. Je me suis mise en couple, aujourd’hui je suis même mariée, je souris et ça peut même m’arriver d’avoir un fou rire.
    Mais ça n’empêche pas que 9 ans après il soit toujours là. Des fois je crois que la douleur est partie, qu’il me reste juste un doux souvenir, et puis d’un coup sans savoir pourquoi il y a des jours où je ne vais cesser de pleurer comme au premier jour quand j’ai appris sa mort. Mon mari le supporte très mal 🙁 J’aimerais un jour que le poids que j’ai sur ma poitrine depuis 9 ans s’en aille.

    • anais

      Écrit le 14 janvier 2016

      Répondre

      J’ai bien eu du mal au début quand ton monde s’écroule mais que la terre continue de tourner à son rythme normal.

      Certaines personnes marquent notre vie et quand on les perd cela laisse une cicatrise à jamais, elle fait partie de nous.

      Courage et merci pour ton message <3

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