Arrest_pilule

Bye la pilule contraceptive  

Parmi les nombreux changements de 2018, se trouve ma décision d’arrêter la pilule contraceptive. Une petite décision qui a eu bien des conséquences comme vous le lirez dans mon article dédié au stérilet en cuivre.

J’ai commencé la pilule il y a très longtemps, sans y réfléchir. Je devais avoir 14 ans, j’avais mes règles depuis environ 3 ans. C’est ma généraliste de l’époque, qui m’a proposé de commencer la pilule pour aider à réguler mon cycle lors d’une visite de routine. Elle m’a exposé les divers bienfaits de ce minuscule  cachet blanc : un cycle régulier et court, la possibilité de prolonger quand on part en vacances, protection anti-bébé. Tout cela pour l’équivalent de 16Euro par an. Je prenais déjà mes bétabloquants donc je me suis d’y qu’au final ce n’était qu’un cachet de plus par jour.

A l’époque, je ne me suis posé aucune question. Mon esprit était bien moins critique que maintenant. La possibilité que de prendre des hormones au quotidien puisse entrainer des effets secondaires à court et long terme, ne m’avait même pas effleuré l’esprit.

C’est presque huit ans plus tard, que j’ai commencé à m’interroger sur mes choix. Je venais de faire des gros changements dans mes habitudes de consommation alimentaire, mais également de vie en générale. A ce moment-là ma gynécologue était réticente à l’idée que je passe au stérilet. J’étais en couple et mon petit-ami n’avait aucune confiance dans des méthodes alternatives. La situation semblait sans solution et j’ai donc décidé de rester sous pilule.

 

Pourquoi j’ai décidé d’arrêter la pilule :

Janvier 2018, je suis en Angleterre pour faire mon Master et n’ai donc pas la possibilité ni d’aller chez mon généraliste ni chez ma gynécologue. Je suis à deux jours de finir ma dernière plaquette. Le moment me semblait parfait : j’étais célibataire, sans plaquette et avec une grosse envie de changement pour cette nouvelle année. J’ai donc tout simplement décidé d’en rester là.

J’avais lu beaucoup de bien sur l’arrêt progressif, notamment dans les vidéos de Marie Shaker Marker. Cependant, comme je m’y suis pris une fois de plus à la dernière minute, je n’avais aucune envie d’aller chez le médecin pour payer au moins six mois de pilule contraceptive. J’ai donc décidé d’arracher le pansement d’un coup.

Pourquoi j’ai décidé d’arrêter la pilule :

  • Une envie d’apprendre à connaitre mon corps et mon cycle. Mon dernier cycle naturel datait de mon adolescence et j’avais envie de voir que cela donnait dans mon corps de femme,
  • Les multiples effets secondaires de la pilule : la rétention d’eau, changements d’humeur, maux de tête, nausée, seins douloureux, perte de libido
  • Les effets multiples sur la santé
  • La flemme de prendre un cachet supplémentaire au quotidien

 

Mon expérience

De janvier à mai, mon cycle était relativement régulier. J’ai installé l’application Clue afin de m’aider à traquer mes règles, mais aussi afin de calculer ma période d’ovulation. Les deux premiers mois, je n’ai pas noté de changement particulier au niveau de ma peau. Après elle est doucement partie en sucette.

Ma peau a d’abord été sèche à très sèche, avec des rougeurs. Ensuite, elle est devenue plus grasse, pour finalement se stabiliser vers « normale, sensible » avec des crises de boutons en période prémenstruelle et des rougeurs. Comme je vous le racontais dans ma revue du sérum Hévéa, j’ai eu un peu de mal à trouver une routine qui ne soit ni « trop » ni « trop peu ». J’avais lu des témoignages de femmes ayant des crises assez sévères d’acné encore plusieurs années après arrêt. De mon côté cela n’a pas été joyeux, mais cela n’a pas non plus été une catastrophe.

Après plusieurs mois relativement calmes d’arrêt de pilule, ma peau survivait. J’avais pris un peu de poids. Mes maux de tête avaient drastiquement diminué. Mon cycle était relativement régulier. Ayant l’envie d’un jour reprendre une activité sexuelle régulière et sereine, j’ai donc décidé de me faire poser un stérilet au cuivre en mai, mais je vous raconte tout cela dans un prochain article.

londonien

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