stérilet_en_cuivre

Stérilet en cuivre: pose, douleurs et effets

La semaine dernière, je vous parlais de mon arrêt de pilule. Je vous avouais avoir commencé à prendre la pilule très tôt, sans vraiment me poser de question. Ensuite, je vous expliquais les raisons pour lesquelles, des années plus tard, j’ai décidé d’arrêter la pilule contraceptive. A la fin de cet article je vous parlais de mon cycle cinq mois après mon arrêt, des premiers effets secondaires et de mon envie de passer au stérilet au cuivre.

Début avril, je me sentais bien dans mon corps et dans ma décision d’arrêter la pilule. Ma peau n’était pas top, mais elle tenait le coup. Mes cycles étaient, à quelques jours près, réguliers. La seule chose qui me dérangeait était le manque de protection. A ce moment-là, j’étais encore célibataire donc la chose n’était pas urgente, pourtant j’avais envie de régulariser la situation.

 

Le stérilet en cuivre

Après plusieurs semaines de recherche, de lecture, de témoignage et de Google intensif, je porte mon choix sur la pose d’un stérilet au cuivre. Les effets indésirables qui ressortent le plus souvent sont : règles plus douloureuses, plus abondantes. Un cycle plus long qui peut être un irrégulier. Ces effets me semblaient être surmontables ayant jusqu’à la un cycle de 5 à 6 jours et relativement indolore.

Début mai, je fixe mon choix sur le stérilet en cuivre. Ayant entendu par des connaissances qu’en Angleterre il faut une demie éternité afin d’avoir un rendez-vous chez le gynécologue, j’appelle le jour même en croisant les doigts pour avoir quelque chose dans les trois prochains mois. Deux coups de fil plus tard, j’ai rendez-vous la semaine suivante.

J’arrive chez la gynécologue avec l’envie de discuter des options avant de passer à la pose, mais je comprends très vite qu’il s’agit d’un rendez-vous express. La doctoresse m’explique très brièvement la différence entre le stérilet hormonal et cuivre, ainsi que les diverses durées de vies des stérilets. Je reste sur mon choix initial.

 

 La pose

Comme tout s’est passé extrêmement vite, je vous avoue ne pas avoir eu le temps de paniquer à l’idée d’avoir mal. Le début de la pose se passe exactement comme un check-up normal chez la gynécologue. On se trouve cul nu sur une table d’examen médical et la doctoresse examine l’utérus afin de vérifier que tout aille bien. Ensuite elle a introduit une tige graduée afin d’évaluer la forme, dimension et sensibilité de l’utérus. Jusqu’à là rien de douloureux, mais plutôt des petits moments inconfortables.  Vient ensuite l’insertion d’un tube fin à l’aide d’un spéculum. Une fois tout en place, la gynécologue vient placer le DIU. Cela a été douloureux pendant quelques instants, mais tout à fait supportable.

La gynécologue m’a ensuite donné quelques instants pour respirer avant de couper les fils. Elle m’a ensuite expliqué comment vérifier par moi-même que le stérilet était bien en place et m’a donné une liste de symptômes à garder à l’œil.  Elle m’a aussi conseillé d’utiliser une protection hygiénique extérieure pour la journée, d’avaler deux ibuprofènes et de ne pas faire de sport intensif pendant le reste de la journée ceci incluant 48h d’abstention sexuelle.

En rentrant, j’ai eu quelques petits saignements. Une crampe par ci par là. Rien d’alarmant et surtout d’insupportable.

 

Les mois suivants

La gynécologue m’avait prévenu que mon cycle pouvait avoir besoin de quelques mois pour se stabiliser. Après six mois, mon cycle devrait refléter la réalité de mon nouveau cycle dans hormones avec stérilet cuivre.

Mes cycles de mai et de juin se sont passés sans aucun tracas. J’ai eu mes règles comme prévues. Aucune douleur supplémentaire, un flux un peu plus abondant et un jour supplémentaire au compteur.

Fin juin, je perds soudainement ma mamie. Je vous en parlais dans mon article récapitulatif des derniers mois. En juillet, mes règles ne sont pas au rendez-vous. Quelques jours passent, la panique monte, plusieurs tests de grossesse négatifs. Finalement j’arrive à avoir un rendez-vous chez ma gynécologue qui me rassure : tout va bien. Cependant sans les hormones de la pilule contraceptive, mon cycle est apparemment très fragile et facilement déréglé par le stress.

En aout, mes règles réapparaissent et sont juste insupportables Un syndrome prémenstruel qui commencent plus d’une semaine avant le début des règles. Des règles tellement abondantes que je dois vider ma cup toutes les deux heures. Des crampes en permanence, tellement fortes que parfois je me trouve pliée en deux. Et surtout des règles qui durent 14 jours.

A ce moment-là j’ai essayé de me rassurer en me disant que je payais certainement le fait de ne pas avoir eu mes règles en juillet. J’étais bien naïve. Après un manque de règles en septembre dû au choc du décès de mon grand-père, j’ai été obligé de me rendre à l’évidence. Ce nouveau cycle tellement douloureux et handicapant est tout simplement mon nouveau cycle post stérilet.

 

Mes points positifs et négatifs

Le négatif :

  • 14 à 16 jours de saignement,
  • Des règles très abondantes. Certaines nuits j’ai besoin de la cup et d’une culotte de règles pour tenir le coup,
  • Des crampes très douloureuses,
  • La fatigue. Avoir des règles aussi longues est très fatigant. Au bout du 10ieme jour j’ai juste envie de faire une boule dans mon lit,
  • Les fluctuations hormonales sont moins flagrantes que sous pilule, mais en moment de PMS il vaut mieux que je reste loin de « This is Us »
  • Une prise de poids importante. Je suis actuellement en train de faire des analyses afin de pouvoir confirmer le lien de cause à effet. Cependant de mai à décembre j’ai pris environ 8 kg sans changer quoi que ce soit à mon alimentation ou style de vie.

 

Le positif :

  • Une pose rapide et moins douloureuse que prévu.
  • La durée de vie du stérilet qui peut varier entre 3 et 10 ans.
  • Le prix. En Angleterre je n’ai rien payé du tout pour la pose, mais même au prix que j’aurais payé en Belgique, le prix est amorti par la durée.
  • La fiabilité de la protection.
  • L’absence d’hormones.
  • Une augmentation de libido (qui est légèrement contrée par 14 jours de douleur)
  • Une diminution considérable de mes maux de tête et migraines.

 

La suite

 Comme vous vous en doutez, je ne suis pas satisfaite de la situation actuelle. De ce que je vois j’ai trois options qui s’offrent à moi :

  • Attendre et voir si la situation évolue. Il se peut qu’une décennie de pilule contraceptive ne s’efface pas en quelques mois. Je devrais peut-être être plus patiente, essayer d’accepter ce nouveau cycle et trouver des méthodes naturelles pour me soulager.
  • Faire enlever le stérilet et explorer d’autres moyens de contraception avec mon compagnon. Le point négatif ici et que j’aime avoir le contrôle dans ce genre de situation.
  • M’orienter vers un stérilet hormonal. Je n’ai pas vraiment envie de retourner sur le chemin des hormones, mais je vis tellement mal mon cycle actuel que la tentation est présente.

Une expérience n’est pas l’autre. Parmi les témoignages que j’ai lus, il y a plein de femmes qui vivent très bien le stérilet en cuivre. Je pense par exemple à Julie de Friendly Beauty, qui a parlé en story Instagram notamment de la pose.  Mon expérience n’est ni positive ni catastrophique, mais je tenais à la partager avec vous.

londonien

Laisser un commentaire